Saturday, April 19, 2008

*Happily bouncing*

AHHHHH. That's a good ah, like after taking a gulp of Diet Coke.

Exam: finished.
Classes for summer: chosen.
Life: good.

Now alls I got is 15 episodes of Evangelion to watch (ie. ROBOT ANIME!!), Hirigana homework for my Japanese class, and a conference paper deadline to make! The conference is in Juan-les-Pins! YAY!

Also, I got 23,75/30 on my Israel composition. Not so much yay :( There were big "Je ne comprends pas??" all over it. Bummer.

Thursday, April 17, 2008

Microsoft CAPTCHA Hacked

Researchers in the UK have hacked the Microsoft CAPTCHA:

I accept defeat, although I use the word "hack" with the bitter implication that hand-crafted, special-purpose CAPTCHA breakers do not address any artificial intelligence problems.

Tuesday, April 08, 2008

Israel - Part III (Final)



Je passai les trois prochains jours sur le camping, méditant tranquillement pendant des heures, tentant désespérément de faire apparaître une force divine. Je tâchais de trouver l’éclaircissement tant recherché et souhaité - le but d’un pèlerinage en Israël. Je me concentrais sur mes photos de Jérusalem, comme celle d’une pelote de laine de laquelle la robe de Jésus avait été faite, m’avait-on dit.

Mais rien n’arriva.





Frustrée, je décidai d’aller dans la petite ville à 2km de Hetzbasheket. Le soleil estival tapait fort, et je me réfugiai dans un petit zoo pour me rafraîchir dans l’ombre.



« Les porcs-épics sont les seuls rongeurs à rester monogames pendant toute leur vie. Une fois ensemble, ils ne se quittent jamais. »

J’écoutai à moitié la présentation d’une visite guidée et étudiai les vitrines d’animaux. Je m’arrêtai à la section des oiseaux ; le perroquet derrière la vitre sembla me regarder fixement dans les yeux.

« Je peux vous aider, miss ? Une voix timbrée me fit sursauter.
Oh ! C’était l’employé du zoo, qui sembla deviner que je n’étais pas du coin.
Euh, oui, hésitai-je, sauriez-vous ce qu’on peut visiter ici en ville ?

C’était un hippie, vêtu d’une chemise décontracté en lin orange, tissu aussi blanchie par le soleil que sa peau bronzé. «Samuel », indiquait son badge.

Hmm. Ben écoute, si vous voulez, je finis d’ici 5 minutes. Je peux vous faire une visite de la ville si ça vous intéresse. Je dois juste rendre un livre à la bibliothèque avant.
OK, merci ! » répondis-je.

On marchait côte à côte au milieu de la rue, sur le goudron noir cuit par la chaleur.

« Ça te fait pas mal ? demandai-je en pointant ses pieds nus.
Parfois, avança-t-il, mais je préfère sentir le monde sur lequel je marche. »

J’acquiesçai. On arriva enfin à une bicoque peinte en jaune, des lettres bleues hébraïques tracées dessus. Dedans, un canapé ramolli par le temps et deux étagères remplies de livres. Il n’y avait personne.



« C’est la bibliothèque ? » me demandai-je.

Samuel sortit une carte d’une enveloppe blanche posée sur les étagères de la bibliothèque, écrit dessus, et la remit. Je commençai à comprendre la vie à Mitzpe Ramon.



A partir de ce moment là, je décidai de changer de stratégie. Au lieu de chercher les réponses à des questions existentielles, je jouai au didgeridou avec Samuel. Peu importe la visite du Jourdain - je regardai le coucher de soleil avec Emilie et ses copines. J’étais venu en Israël retrouver ma foi. Mais si j’avais bien renouvelée ma foi, ce n’était pas en dieu.

« Merci Emilie, dis-je en partant. Tu sais, dans mon pays, on se méfie des inconnus.
– Bizarre ! s’exclama-t-elle, rigolant avec ses amies.

The End.

So, yup. True story. Never did find that faith thing...

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Sunday, April 06, 2008

Israel - Part II

Christophe ne demanda son chemin qu’une fois seulement, mais il faisait déjà nuit quand il me déposa au camping Hetzbasheket. La lueur des lanternes perçait la noirceur envahissante du désert. Je souris. Ici sûrement, dans la tranquillité naturelle du Negev, j’aurais l’inspiration spirituelle tant souhaité.

« Allô ? Il y a quelqu’un ? » Je cherchai des mouvements à l’intérieur de l’ensemble de tentes, puis entendis des pas sur le gravillon.

« Coucou ! » Une fille aux tresses dorées et aux yeux pétillants me fit un sourire accueillant.
« Vient ! Le propriétaire n’est pas encore rentré, mais installe-toi. »

Elle ouvra un passage dans la barrière et me guida vers une grande tente où ses copines l’attendaient.

« Tu as faim ? On fait à manger ? » J’acceptai, surprise mais reconnaissante de leur accueil chaleureux.

Dans une cuisine de fortune, Emilie m’expliqua qu’elles venaient de terminer leurs études à Jérusalem. « Il faut s’éclater maintenant ! On commence 2 ans de service militaire en septembre… » Je grimaçai, me rappelant des jeunes au centre commercial qui se promenaient avec des fusils d’assaut dans le dos.

Toujours souriante, pommettes rosées, Emilie me montra comment couper un oignon en dès en ne le tournant qu’une fois. Bizarre d’imaginer cette jeune fille douce fusil en main.

À suivre.


Entrance to Camping Hetzbasheket


Makeshift kitchen and living area.


Emily and her friends.

Israel - Part I

I never did blog in detail about my trip to Israel. Well, this semester we had to write a narration for my french writing class, and since I have no imagination at all, I based it off true events*. Here's part I.

*Some details are made up, because we had to include certain phrases in the text.

C’était mon tour. Je réajustai mon sac à dos, avançai au poste d’immigration de l’aéroport Ben Gurion, et présentai mon passeport.

« Vous voyagez toute seule ?
– Oui. »

L’officière israélienne m’examina d’un air suspicieux. Moi, sage canadienne de 24 ans, je n’avais pas l’air d’une terroriste.

« Quelle est la raison de votre visite ?
– Retrouver ma foi » affirmai-je sérieusement.

Elle sourit et baissa les yeux, comme si elle s’efforçait de ne pas rigoler. Je fronçai les sourcils. J’aurais du deviner à ce moment là que ce pèlerinage ne se passerait pas comme prévu…



Après quatre jours à Jérusalem, j’avais médité devant le Mont des Olives, prié dans le jardin de Gethsémani et visité le site de la crucifixion de Jésus Christ. J’avais accumulé 13 cartes postales, 3 figurines de chameaux en bois, et une paire de sandales en faux cuir tanné. Malheureusement, je demeurais toujours détentrice de 0 interventions divines.

Je naviguais donc sur l’internet à l’auberge, en quête d’inspiration. Du coin de l’œil je remarquai un bout de chemise rouge. Je me retournai et levai la tête.

« Désolé de prendre si longtemps hein, dis-je à l’homme derrière moi. Il n’y avait qu’un seul ordinateur pour tout l’hôtel, et je l’accaparais.

– Oh non, pas du tout. J’ai juste remarqué que tu va aller à Mitzpe Ramon, c’est ça ?
– Oh… oui, j’aimerais bien en tout cas. Je jetai un œil sur l’écran, où s’affichaient les tons rouille du désert du Negev, 3 heures au sud.
– Bon, je vais juste chercher les horaires de bus et je te laisse la place, ok ? continuai-je.
– Justement, je vais y descendre demain en voiture. Tu veux que je t’y amène ?»

J’examinai l’offreur : grand Américain d’environ 27 ans, chemise de couleur coquelicot, cheveux noir de jais ondulés, yeux noisette, et regard bienveillant. J’avais rencontré Christophe le jour d’avant, mais je me méfiais de cette générosité inattendue.

Clac-clac-clac ! Dehors dans le bazar, les portes en fer des étals nous interrompirent, indiquant la fermeture quotidienne. « Vautours » soupirai-je, me rappelant des marchands insistants. Autant j’avais prévu une expérience religieuse extraordinaire, autant cette ville semblait n’être qu’une destination touristique artificielle. Il me fallait partir.

Je me retournai vers Christophe.

« Bon. On part demain matin alors ? »

To be continued...


Jerusalem Hotel, computer in the background.


Christophe.